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LOSC 2026-2027 : David Ancelotti prend les commandes des Dogues et affiche la couleur

À 35 ans, David Ancelotti ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en prenant les commandes du LOSC. Une quinzaine de jours après son arrivée dans le Nord, le successeur de Bruno Genesio a donné le ton lors de sa première conférence de presse. Vision du jeu, ambitions européennes, identité lilloise, composition de son staff et héritage familial : le technicien italien s’est exprimé avec assurance et détermination. Premiers mots, premières ambitions… le projet Ancelotti est bel et bien lancé.

Comment s’est passé votre premier contact avec le groupe ?

Davide Ancelotti : Le premier jour était un jour de test. Lors de la première séance, j’ai trouvé un groupe qui travaille très bien, qui a une belle culture de l’exigence, du travail. J’ai trouvé un groupe qui a du talent et la semaine d’entraînement était très bien. Le premier contact avec le président était avant la Coupe du Monde. On avait déjà tout prévu avec les staffs du club jusqu’à la finale, parce que mon contrat avec la CBF se terminait à la fin de la compétition. La fin de la Coupe du Monde est arrivée tôt, malheureusement, mais j’ai eu la possibilité de commencer ici dès le début.

Quelle était votre image du LOSC et de la ville de Lille avant de venir ?

DA : C’est une ville où maintenant il fait beau, il fait chaud, mais tout le monde me dit que ce n’est pas comme ça d’habitude ! J’ai eu la possibilité de marcher un peu dans la ville et j’étais surpris, je ne la connaissais pas et c’est très joli. Je vais la vivre dans le Vieux-Lille avec ma famille et mes enfants. Les supporters que j’ai trouvés ici étaient tous très polis, j’ai eu une très belle première impression. C’est une opportunité magnifique pour moi. C’est un club où l’identité est très claire, où la culture du travail, de l’exigence, de la performance est très claire. Je me suis senti identifié dès la première fois que j’ai parlé avec le président.

Quelles sont vos convictions pour le football et comment voulez-vous voir jouer le LOSC cette saison ?

DA : Je suis quelqu’un qui veut voir une équipe qui joue avec de l’énergie, avec de la discipline, et qui joue un football courageux, avec le ballon. J’aime bien avoir des joueurs techniques. La priorité, c’est de ne pas perdre le ballon. La deuxième, c’est de le récupérer tout de suite. Et la troisième, si on n’est pas capable de le récupérer tout de suite, c’est d’être organisé pour le récupérer. Il faut avoir l’ambition de changer de peau, comme je le disais aux joueurs : les animaux changent de peau mais ne perdent pas leur identité. Nous, on doit faire la même chose.


Quelle serait une première saison réussie pour vous au LOSC ?

DA : Le président a déjà été très clair sur l’objectif : garder cette ambition européenne. C’est un championnat très difficile où beaucoup d’équipes ont cette ambition. On doit rester humble, on ne peut pas toujours tout contrôler. Ce qu’on peut contrôler, c’est notre vision claire, notre comportement, le standard qu’on a chaque jour. Et ça, on ne va pas le lâcher.

Votre staff et vous adaptez-vous vos entraînements à la chaleur ?

DA : Il n’y a rien de particulier. C’est la qualité de l’entraînement qui compte, pas le temps passé sur le terrain. On garde la moindre pause possible. Il faut aussi beaucoup arroser le terrain, parce qu’avec la chaleur il devient sec et la qualité de l’entraînement peut baisser. On a la possibilité, quand on fait deux séances, de garder les joueurs dans des bungalows climatisés. Moi, je n’ai pas de climatisation chez moi, alors je vais dormir ici !

N’est-ce pas prématuré de prendre en main un club qui va jouer la Ligue des Champions, pour votre première expérience en Europe ?

DA : Je pense qu’avoir une opportunité comme ça, c’est magnifique. C’est l’évolution naturelle de ma carrière. Ce n’est pas ma première expérience comme entraîneur, j’ai un parcours particulier mais ça fait longtemps que je travaille dans le football. J’ai eu un parcours long comme adjoint, dans des clubs très exigeants, avec beaucoup de pression, où les standards étaient toujours très hauts. J’ai ensuite choisi de faire une expérience en Amérique du Sud, un environnement très particulier pour un entraîneur, très difficile. C’est une expérience dont je suis très content, parce qu’aujourd’hui je suis un entraîneur meilleur, plus prêt pour cette responsabilité.

Assumez-vous l’étiquette de fils de Carlo Ancelotti ?

DA : Non, je ne veux pas m’en détacher. C’est une question récurrente dans ma vie. Je suis très heureux d’être un Ancelotti, d’avoir ce nom de famille, parce que j’ai eu la chance d’apprendre des meilleurs. Ce n’est pas un poids pour moi. Bien sûr, le moment est venu dans ma carrière d’écrire ma propre histoire, mais je ne fais pas de comparaison avec mon père, je ne ressens aucune pression pour ça. Maintenant, il est là pour m’aider si j’en ai besoin, et pouvoir l’appeler pour un conseil, c’est magnifique.

Un déclic vous a-t-il poussé à devenir numéro un après votre carrière d’adjoint ?

DA : C’était un peu planifié, on va dire, de terminer l’étape de Madrid et de commencer seul. Je pense que c’était une évolution assez naturelle de ma carrière. Une fois qu’on a terminé à Madrid, on a eu cette possibilité magnifique de vivre la Coupe du Monde ensemble avec mon père, et je voulais la vivre. Mais ce n’était pas vraiment un moment précis, c’était assez naturel d’arriver seul.

Photos Daniel RAPAICH

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