La France revient de loin en cette fin de première journée de Coupe Davis. Arthur Rinderknech a apporté le point de l’égalisation à 1-1 au terme d’un match de tous les tie-breaks. Il a battu en deux sets Norbert Gombos : 7-6,7-6. Le Slovaque, 300e mondial, a livré un énorme combat face au 31e joueur à l’ATP. C’est tout le charme de cette compétition où le classement importe peu… L’ancien vainqueur du Play In Challenger revient sur ce match à suspens…
Arthur, j’imagine que cette fin de match, ces cinq derniers points, ça fait un bien fou. Quand on vole comme ça sur le court, ça doit être intense ?
Arthur Rinderknech : Oui, les cinq derniers points… Si on joue de la bonne manière, il y a aussi de la réussite. Mais quand on joue de la bonne manière, il y a de la réussite plus souvent de son côté. Et puis il y a en plus le public qui a vraiment mis les décibels sur la fin. C’était cool de sortir vainqueur du tie-break quand même.
Avant ça, est-ce que vous avez senti que vous passiez à côté de certaines occasions ? Je pense notamment au premier set où tu menais 5-2.
Arthur Rinderknech : Le premier set a été un peu décousu. Normalement, dans le match, je fais un jeu un peu moyen. Je suis un peu surpris par les conditions de match. Et puis lui, il frappe, il y va. Il n’a pas trop le temps de tergiverser. Je suis mis dans le dur. J’arrive à vite retourner les choses et à avoir le break. Ça revient à 5-2. J’étais plutôt en contrôle. Et puis non, un peu décousu, il reprend le dessus. Je suis finalement en tie-break. Le premier tie-break était un peu décousu. Le deuxième set était, je pense, de meilleure qualité. On a tous les deux fait de bons jeux de service. Il y a énormément de choses que j’ai pu réaliser sur les jeux de retour. Les derniers points avec lui qui s’énerve un peu, c’était cool de finir en deux sets. Surtout pour mettre la France à 1-1, parce que c’était le plus important.
En rentrant sur le court à 0-1, il fallait également ne pas être à 0-2 ce soir. Vous avez l’assurance maintenant qu’il y aura un dimanche et que ce ne sera pas 3-0 ?
Arthur Rinderknech : Oui, dimanche. C’est le simple de début d’année. Alors que ça aurait pu boucler si ça avait mal passé.
Vous avez eu le temps d’observer un peu votre futur adversaire, parce qu’il est quand même connu maintenant ?
Arthur Rinderknech : Je le connaissais déjà. De toute façon, je connais les trois joueurs slovaques de simple. Donc non, ce n’est pas une surprise de les voir jouer à ce niveau. Ce sera Molčan à 95% que je jouerai demain en quatrième match. Au vu de son match d’aujourd’hui, ça prouve que ce ne sera pas facile du tout. Mais c’est un match que j’aborde avec beaucoup d’envie et surtout une passion de jouer.
Justement, comme vous connaissez ces trois joueurs, qui ne sont pas spécialement très bien classés, en tout cas moins bien classés que les Français au classement ATP, est-ce que vous voyez des points communs ? Notamment le fait que même s’ils sont moins bien classés et peut-être moins variés que vous, il y a une compétitivité vraiment très forte ?
Arthur Rinderknech : C’est sûr, on connaît la qualité de ces petits pays de l’Est de l’Europe, qui sont des fighters et qui ne lâchent jamais, qui sont très forts en équipe. Ils l’ont prouvé aujourd’hui. On sait qu’ils sont moins bien classés que nous. Ils ont tous été mieux classés il n’y a pas très longtemps. Ce sont tous de bons joueurs indoor. Aujourd’hui, Molčan, je ne sais pas combien il est, peut-être 150e. Il a déjà été dans le top 50. Gombos, il était dans les 100 à un moment. Il joue très bien sur indoor. Quand il joue pour son pays, les gars se transcendent. Mais c’est la même chose pour nous, c’est ce qu’on doit faire. Ça crée de belles batailles comme aujourd’hui.
En ce qui vous concerne personnellement, il n’était pas spécialement prévu que Lucas Pouille vienne vous suivre ici, même s’il n’est pas très loin du staff de l’équipe de France ?
Arthur Rinderknech : Oui, il n’est pas là. Ce n’était pas prévu. C’est sa région, bien sûr. Je sais qu’il regarde en ligne. On s’est appelé. L’équipe de France, pendant la semaine, j’ai déjà eu des textos. Il n’y a pas de souci. Il suit ça à distance.
Et votre collaboration va se poursuivre cette année ?
Arthur Rinderknech : Oui, comme on l’a annoncé en fin d’année dernière. On est ensemble. On était ensemble en Australie. Ça se passe toujours super bien. On s’éclate sur le court et en dehors. C’est cool. On s’amuse bien.
Photos Fred Vdb
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