Engagé avec l’équipe de France lors des championnats du monde de Grappling GI en Grèce, Sofiane Pamart a vécu une compétition particulière, marquée par un changement de catégorie de dernière minute et un défi physique important. Il a quant même remporté deux médailles de Bronze lors de cette compétition. Entre préparation exigeante, gestion du poids et confrontations face à des adversaires plus lourds, il revient sur son parcours, ses résultats et ses objectifs.
Nordsports Mag : Tu as participé récemment aux championnats du monde de Grappling GI en Grèce. Peux-tu nous expliquer le contexte de cette compétition ?
Sofiane Pamart : J’ai participé aux championnats du monde UWW en Grèce, à Loutraki, dans deux disciplines : le Gi et le No Gi. On dépend de la Fédération Française de Lutte, et ces disciplines font partie des disciplines associées. Le Gi se pratique en kimono, proche du jiu-jitsu brésilien, et le No-Gi sans kimono, avec short et rashguard, mais avec les mêmes principes de contrôle et de soumission.
NS : Tu étais engagé à l’origine dans ta catégorie habituelle, mais la compétition ne s’est pas déroulée comme prévu.
SP : Oui, normalement je devais combattre en –77 kg. Mais la délégation de Côte d’Ivoire, que je devais affronter, n’est finalement pas venue. À ce niveau-là, il n’y a pas de médaille gratuite. L’organisateur m’a proposé soit de ne pas combattre, soit de monter dans la catégorie supérieure, avec environ 10 kg d’écart. Avec mes coachs, on a décidé d’accepter le challenge.
NS : Cela t’a donc amené à affronter des adversaires beaucoup plus lourds que toi.
SP : Exactement. Je fais 1m73 et certains adversaires faisaient près d’1m95. Ce n’était pas simple, surtout chez les vétérans où le niveau est très élevé. Mais on était très soudés avec l’équipe de France, et le staff présent sur place a vraiment été d’un grand soutien. Je suis aussi très fier d’avoir battu un kazak dans cette compétition.
NS : Malgré ces conditions, tu reviens avec des résultats. Quels ont été tes classements ?
SP : J’ai terminé troisième dans les deux disciplines, en Gi et en No-Gi, ce qui fait deux médailles de bronze pour la France. L’Espagnol termine premier, le Hongrois deuxième, et moi troisième. Ce sont des médailles importantes parce qu’elles ont été obtenues face à des adversaires plus lourds, dans une catégorie qui n’était pas la mienne au départ.
NS : La préparation a aussi été marquée par une perte de poids importante avant le départ.
SP : Oui, j’avais pris environ 11 kilos à un moment compliqué, notamment après le décès de mon entraîneur. Quand j’ai su que j’étais sélectionné en équipe de France, je me suis remis dedans à fond. Beaucoup de cardio, de course, de corde à sauter, du fractionné. Mentalement, c’était dur, mais je suis arrivé au poids juste avant de partir.
NS : Qu’est-ce que tu retiens de cette expérience aux championnats du monde ?
SP : Ça montre que rien n’est acquis. Il y a tout le travail, la préparation, la perte de poids, parfois pour seulement quelques minutes de combat. Mais ça reste l’aboutissement de plusieurs années d’entraînement. Et surtout, ça donne envie de revenir dans de meilleures conditions.
NS : Quels sont tes objectifs pour la suite ?
SP : L’objectif, c’est de refaire un championnat du monde en –77 kg, dans ma vraie catégorie, et d’aller chercher l’or. J’ai bientôt 40 ans, je suis chez les vétérans, mais je représente la France au plus haut niveau, donc je veux continuer à m’entraîner sérieusement et être prêt le jour J.
NS : Un dernier mot pour conclure ?
SP : Le grappling est une discipline exigeante mais accessible, sans frappes, qui attire de plus en plus de pratiquants. J’encourage vraiment les jeunes comme les moins jeunes à découvrir ce sport, que ce soit en loisir ou en compétition.
Le grappling est un sport de combat basé sur la lutte au sol. Le but est de contrôler son adversaire et de le faire abandonner grâce à des techniques de maîtrise, sans coups. Il existe deux formes principales : avec kimono (gi), où le vêtement sert à attraper et contrôler, et sans kimono (no-gi), plus rapide et axée sur le mouvement. Accessible et technique, le grappling met l’accent sur la stratégie, la maîtrise de soi et le respect de l’adversaire.
Photos Fred VDB
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