Le CDOS du Nord a mis en place une formation sur le sponsoring et le partenariat le 23 juin dernier. Une session pleine d’enseignements concrets, animée par un formateur, Benoît Mignot, qui connaît le terrain. Avec lui, des cas pratiques, des exemples vécus, des réponses claires à des problèmes que tous les participants connaissent par cœur. Rendez-vous en octobre pour la suite.
Le mouvement sportif nordiste ne manque pas d’énergie, mais il manque parfois de ressources. Pour y remédier, le Comité Départemental Olympique et Sportif du Nord a réuni une vingtaine de dirigeants et bénévoles d’associations sportives autour d’une question centrale : comment trouver des financements privés, et surtout, comment les conserver ?
Premier coup de semonce de la soirée : » sponsor et mécénat, ce n’est pas la même chose — et la confusion peut coûter très cher. Le sponsor s’inscrit dans une logique commerciale : il attend un retour sur investissement (visibilité, image, recrutement de talents…) et signe un vrai contrat. Le mécène, lui, fait un don pur et bénéficie d’une réduction fiscale de 62 %. Mélanger les deux notions, c’est s’exposer à des redressements fiscaux, voire à des poursuites judiciaires. Un cas réel de club de football attaqué par un sponsor lésé a rappelé à tous que le droit, ici, ne pardonne pas l’approximation. «
Benoît Mignot l’a martelé : un sponsor n’achète pas une visibilité, il investit dans une valeur. » L’équation est simple — si votre partenariat lui rapporte 10 000 €, il ne réfléchira pas à deux fois avant d’en mettre 1 000. Le rôle du club ? Démontrer, chiffres et arguments à l’appui, que le retour sur investissement est réel. Que ce soit en termes d’image territoriale, de RSE, d’engagement collaborateur ou de notoriété, chaque association a des atouts à valoriser. Encore faut-il savoir les formuler. «
Clubs rares, disciplines méconnues, faible visibilité : pas de fatalité. La formation a décortiqué des stratégies concrètes pour chaque profil. Réseaux sociaux, relations presse locale, mutualisation avec d’autres associations, présence sur des événements à fort trafic… L’idée du « passager malin » — aller capter la visibilité des grands événements plutôt que de l’inventer from scratch — a particulièrement retenu l’attention. Et pour les sports rares, le statut de pionnier est un argument de vente en or auprès des entreprises tech ou innovantes.
Autre leçon forte de la soirée : » sans storytelling, pas de sponsor. La presse ne se déplace pas pour un communiqué banal. Un partenaire n’investit pas dans un club sans âme. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à raconter une aventure humaine, à donner envie, à créer de l’émotion. «
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