Victoire importante pour la paire tricolore ! Pierre-Hugues Herbert et Benjamin Bonzi ont dominé leurs adversaires slovaques pour offrir le point du 2-1. Portés par un public en fusion au Chaudron du Portel, les deux Français sont revenus sur cette masterclass collective et sur l’importance du double en Coupe Davis.

J’ai l’impression qu’on a assisté à une victoire tranquille, parfaitement maîtrisée, non
Pierre-Hugues Herbert : Ça, c’est toujours une impression après coup ! Ce qui est sûr, c’est qu’on a mis en place ce qu’il fallait sur le terrain pour se donner les chances de gagner sans se faire trop peur. On a fait un bon match complet ensemble en équipe et c’est bien de commencer cette journée comme ça.
De tous les matchs que vous avez joués ensemble en tant que paire, pour vous, c’est le meilleur ? C’est une masterclass ?
P-H. Herbert : C’est dur à dire. Je pense qu’on a fait un très bon match aujourd’hui. Peut-être qu’il y a eu d’autres matchs plus accrochés, où on a dû davantage batailler. On a tous eu du plaisir dans ces matchs-là. C’est difficile de dire si c’est notre meilleur match ou pas ensemble. En tout cas, ça reste un très bon match.
On vous a vus tous les deux galvaniser le public à chaque point important. Est-ce que ce public chaudron a vraiment été pour vous un atout crucial ?
P-H. Herbert : Oui, complètement. C’est cette compétition qui est belle. C’est pour ça que, moi personnellement, j’adore la Coupe Davis. On l’a vu hier sur la fin de match d’Arthur. Je pense que le public fait la différence. On était conquérants, on est allés le chercher et il nous a aidés. Quand on arrive à faire ça, en Coupe Davis ça aide forcément.
Benjamin, vous avez moins d’expérience que ton partenaire en Coupe Davis. Mais est-ce que le fait de jouer avec un joueur comme Pierre-Hugues, qui a tout gagné en double, est-ce que ça vous porte et ça vous met dans un état d’esprit particulier ?
Benjamin Bonzi : Oui, bien sûr. Au-delà de ce match aujourd’hui, ça a été hyper important pour moi dès le début, l’année dernière, sur le premier match à Orléans. Avoir Pierre-Hugues à côté sur le terrain, ça donne beaucoup de confiance. Il a tout gagné en double, il a beaucoup d’expérience, que ce soit sur le circuit ou même en Coupe Davis. Il a eu de très belles victoires. Je me suis beaucoup appuyé sur lui. Dès le début, on a réussi à faire quelques tournois ensemble, moins que ce qu’on voulait, mais on a réussi à construire quelque chose petit à petit. Mais bien évidemment, je pense qu’au-delà de la confiance que ça m’apporte sur le terrain, c’est aussi une crainte en face pour les adversaires de le voir de l’autre côté du filet. Parce qu’il prend très bien la place au filet, il sert très bien. Et en fait, tout le monde sait qu’en France, il y a un joueur qui a tout gagné en double. Il peut réussir des choses extraordinaires.
Photos Fred VDB









